La vigne pédagogique de Cairanne reçoit le Prix René Renou 2011

Denis Alary, président du Syndicat des Vignerons de Cairanne et le maire Vincent Sève, en compagnie de Yann Arthus-Bertrand dont l'école porte le nom, avec la cuvée de la vigne pédagogique ornée de son étiquette réalisée par les écoliers.

Cairanne est à l’honneur : le jury du Prix René Renou-ANEV/FIJEV, dont EDONYS TV est partenaire, a en effet distingué cette commune vauclusienne des Côtes-du-Rhône, récompensant ainsi une initiative pour le moins originale : la vigne pédagogique et ampélographique, initiée en 2004 et qui fonctionne à plein depuis 2008.

« Une vigne pédagogique ? », glapiront nos « amis » de la bien-pensance. Eh oui, n’en déplaise aux censeurs de toute obédience, grâce à cette initiative du Syndicat des Vignerons de Cairanne, en partenariat avec la mairie et l’école publique, les écoliers de la commune peuvent suivre in situ, dans la vigne, les cycles végétatifs et les travaux saisonniers, auxquels ils sont associés, encadrés par les vignerons. Ils bénéficient en outre d’un suivi pédagogique assuré par leur instituteur. C’est ainsi, dans les contrées civilisées, qu’on éduque les écoliers dès leur plus jeune âge au respect de la vigne et du vin et qu’on les sensibilise à la mise en valeur d’un patrimoine ancestral unique.

D’une superficie de douze ares, ouverte aux visiteurs et aux touristes, cette vigne constitue  un véritable conservatoire ampélographique puisque la quasi-totalité des cépages – rouges et blancs – des Côtes-du-Rhône y sont représentés. Depuis 2009, une cuvée côtes-du-rhône villages cairanne rouge, vinifiée à la cave Camille Cayran, propose au public ses 500 bouteilles numérotées, vendues au profit de la coopérative scolaire.

Créé voilà quatre ans par l’Association nationale des élus de la vigne et du vin (ANEV) et la Fédération internationale des journalistes et écrivains du vin et des spiritueux (FIJEV), le Prix René Renou, qui rend un hommage mérité à l’ancien président de l’Inao décédé en 2006, est décerné à la collectivité locale ayant le mieux œuvré au cours de l’année écoulée pour la défense et la promotion du patrimoine culturel lié à la viticulture.

 

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REVUE DE PRESSE

Le vin français va bien. C’est en substance ce qu’affirme Thierry Desseauve dans le hors-série vins de L’Express (juin-juillet 2011) : « Si plus personne n’ose réellement remettre en cause [l’]amélioration globale [des vins français], les bobos de tous ordres ont remplacé ces reproches par une nouvelle tare, celle de la standardisation du goût et des styles. Thèse centrale du film Mondovino, les vins sont peut-être mieux faits, mais ils ont perdu leur âme, sous l’inévitable pression de la mondialisation capitaliste et de l’impérialisme américain mâtiné de complot des tonneliers et de parkerisation rampante. Absolue fumisterie que contredit systématiquement notre tournée annuelle dans le vignoble pour la réalisation de notre guide. » Le guide Bettane et Desseauve, bien sûr.

Les cavistes dynamiques !

Bref, stop aux jérémiades ! D’autant que voilà une autre bonne nouvelle : les cavistes se portent bien, merci. C’est ce que nous apprend le hors-série « cavistes et e-commerce » de V&S news, la lettre économique lancée l’année dernière par Thomas Gueller. Un chiffre : entre 2006 et 2010, le parc de cavistes a progressé de près de 10% pour atteindre 5 500 points de vente apparemment en bonne santé économique. « Les cavistes se portent bien, assure Dominique Tourtet, de chez Groupama. Certes, il y a encore des défaillances pour cause d’inadaptation au marché ou de mauvaise gestion, mais globalement et malgré la forte croissance du secteur, les entreprises sont pérennes. »

Attention, contrairement aux autres titres présentés dans cette revue de presse, ce n° spécial de V&S news n’est disponible que sur commande sur www.vsnews.fr

Et la sécheresse ?

Oui mais alors, cette année, la sécheresse va-t-elle venir contrarier les efforts des vignerons ? Pour le moment, elle « n’est pas du tout préoccupante, écrit Bernard Burtschy dans Le Figaro (jeudi 16/6), et la vigne ne souffre pas. Tout au plus a-t-elle étalé la floraison dans certains endroits, ce qui n’est tout de même pas bon signe pour la qualité du millésime. Si elle dure encore pendant un mois ou deux, la vigne ralentira sa croissance et engendrera des baies plus petites, d’où des rendements plus faibles. » Bref, wait and see…

En route pour les vignobles !

En attendant, l’arrivée des beaux jours reste synonyme d’escapades. Dans le vignoble, of course ! Avec dans la boîte à gants le hors-série oenotourisme de La Revue du vin de France, toujours très attendu et qui propose pas moins de 300 destinations oenotouristiques en France et en Europe. « Parce que le vin permet cela, dans les villes et dans les vignes : le partage, la découverte, le plaisir », souligne Jérôme Baudouin dans son édito. On ne saurait mieux dire.

Y a de l’abus !

Le voilà, le n° 5 de VIGNERON, toujours aussi beau ! Gérard Margeon, sommelier en chef du groupe Ducasse, y regrette que le monde du vin n’évolue pas toujours dans le bon sens. Un exemple, « l’inversion de l’équilibre des forces entre l’acheteur et le vendeur. On se demande quelquefois qui est la partie la plus importante : le client ou le ‘supervigneron’ hyper-médiatisé ? Est-ce dû à la faiblesse actuelle d’une certaine sommellerie mondiale, trop axée sur les concours et pesant de moins en moins dans les relations de fond, une sommellerie libre de toute décision d’achat et responsabilisée financièrement ? Cela renforce le positionnement quasi incontournable de certains grands domaines viticoles ultra-cotés ou surmédiatisés, qui en profitent pour imposer des quotas sévères et parfois des prix indécents. » Et pan !

Spécial Pinard !

Fluide Glacial a encore frappé ! Déconseillé aux pisse-froid, son « Spécial Pinard » ne fait pas dans la dentelle. Ça tombe bien, c’est pour ça qu’on l’aime, cette institution pour bédéphiles trash mais pas trop qui peut s’enorgueillir de collaborateurs talentueux. On y trouvera bien sûr à boire et à manger. Irrésistible : la pub pour le grand cru recraché par des œnologues et remis en bouteille, le « seconde bouche » en cubi ! Et une petite pour la route : « Obliger les enfants à boire du vin chaque fois qu’on les punit, voilà qui en fera plus tard des adultes sobres. » Transmis aux ayatollahs du lobby médico-pharmaceutico-prohibitionniste.

Bel été !

JMP

 

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OENOVIDEO 2011 – Un très bon cru

C’est à Arbois, dans le Jura, que s’est déroulée, du 2 au 5 juin, la 18 e édition d’Oenovideo, le festival international des films sur la vigne et le vin. Cette année, 98 films de 11 pays étaient en compétition et 30 nominés.

www.oenovideo.oeno.tm.fr

Le jeune et talentueux Guillaume Bodin a remporté deux prix, dont le Trophée spécial du Grand Jury, pour son excellent long métrage « La clef des terroirs ».

LES TROPHEES DU GRAND JURY

Trophée Spécial du Grand Jury

La clef des Terroirs (France)

Réalisé par Guillaume Bodin
Produit par Univers Dit Vin


Trophée du meilleur long métrage

Archevitis (Italie)

Réalisé par Nereo Pedersolli
Produit par Sirio Film

Trophée meilleur court-métrage

Un año en pago de los Capellanes (Espagne)
Produit et réalisé par Javier Rodero

Trophée de la meilleure image

Une année vigneronne (Suisse)

Réalisé par  Françoise Monachon et Gabriel Basso
Produit par Anyscreen

Trophée du meilleur scénario et mise en scène

Les ouvriers de la terre (France)

Réalisé par Jean-Marie Barbe
Produit par Ardèche Images Production

Trophée du meilleur film de promotion

La terre, le vin, l’argent (France)

Réalisé par Vincent Herisse
Produit par Amda Production

Trophée du meilleur film destiné aux professionnels

Quatre saisons de la Romanée-Conti (France)

Réalisé par Thomas Bravo-Maza
Produit par la Compagnie des Phares et Balises

Mention spéciale clip

Système Dumont (France)

Réalisé par Jérôme Guiot
Produit par Chapet Hill

Mention spéciale émotion

Maye et Fils (Suisse)

Réalisé par  David Maye
Produit par l’École Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL)

 

  • LES TROPHEES PARTENAIRES

Prix du Public attribué par la Ville d’Arbois

Système Dumont (France)

Réalisé par Jérôme Guiot
Produit par Chapet Hill

Prix Paysage et Environnement
attribué par Bayer CropScience

Une année vigneronne (Suisse)

Réalisé par  Françoise Monachon et Gabriel Basso
Produit par Anyscreen

Prix du meilleur portrait du monde du vin
attribué par la FIJEV (Fédération Internationale des Journalistes et Écrivain du vin)

Une année vigneronne (Suisse)

Réalisé par  Françoise Monachon et Gabriel Basso
Produit par Anyscreen

Prix Vin-Santé-Plaisir de Vivre
attribué par l’association VSPV

La clef des Terroirs (France)

Réalisé par Guillaume Bodin
Produit par Univers Dit Vin

Prix de la meilleure action d’intérêt général
attribué par l’ANEV (Association Nationale des Élus du Vin)

Saint Bacchus, le rêve américain (France)

Réalisé par Roger Buss
Produit par Sud Vidéo Production

Prix de l’imagination et de la création
attribué par l’Imaginarium à Nuits-Saint-Georges

Planète liège TV (France)

Réalisé par David Delvallé
Produit par Studio Minibus

Prix Aventures et Découvertes
attribué par le Savour Club

Blood into Wine (Etats-Unis)

Réalisé par Ryan Page et Christopher Pomerenke
Produit par Ryan Page

 

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Humour jurassien

© JM Peyronnet

 

Au-dessus de la fontaine, pile en face de la mairie, juste derrière l’église et le cimetière ! A portée de vue des enfants !

Mais que font la police et les pisse froid du prohibitionnisme ?

JMP

 

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Oenotourisme, suivez le guide !

Avec Aude, pays cathare, les éditions Glénat publient le premier titre d’une collection vouée à l’oenotourisme, Les Oenoguides, selon un concept créé par l’agence Emotio Tourisme. Un guide au vrai sens du terme  puisqu’offrant des adresses sélectionnées, 115 domaines au total, choisis selon des critères exigeants de qualité (accueil, informations, dégustation, animations, hébergement, label…) par Jean-Christophe Cornetto, un journaliste spécialiste du patrimoine et du terroir.

Au menu : la connaissance des terroirs et des vins ; les conseils pour bien déguster et acheter ; une présentation des grands sites culturels et patrimoniaux ; les informations pratiques ; une sélection d’adresses pour compléter chaque visite et organiser son séjour (hébergements, bonnes tables…)

Le vin, produit festif et culturel, est ici véritablement rattaché à son environnement patrimonial, particulièrement riche sur cette terre de châteaux, d’abbayes et autres richesses naturelles ou historiques, de Carcassonne à Lagrasse en passant par Limoux, Montolieu, les Corbières  ou le Minervois.

Une collection bien venue dont on attend  impatiemment les prochains titres.

Aude, Pays cathare – À la rencontre des vignerons, Jean-Christophe Cornetto, 144 pages, 14,90 € (Ed. Glénat)

JMP

 

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Pique-nique chez le vigneron indépendant

La première édition nationale du Pique-nique chez le vigneron indépendant® aura lieu dans toute la France pour  Pentecôte, le dimanche 12 et le lundi 13 juin. Cette initiative née en Alsace avec succès est donc cette année étendue  à tout le territoire national. Durant ces deux jours, 550 domaines répartis sur toutes les régions viticoles françaises recevront le public pour un moment de découverte convivial et original. Le principe : chaque visiteur vient avec son panier-repas chez le vigneron qui lui offre un environnement propice au repas et à la détente. Chaque vigneron indépendant organise sa journée autour d’un programme particulier, reflet de sa personnalité et de son métier. Parmi les activités proposées : visites de caves et de chais, initiation à la dégustation, expositions (peinture, matériel professionnel, vieilles voitures…), concerts, chasse au trésor, randonnées, ateliers pour petits et grands, activités sportives… Bref, une bien agréable manière de faire briller l’image du vin et de ceux qui le font, dans le contexte prohibitionniste qu’on connaît.

Renseignements : www.vigneron-independant.com

JMP

 

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Le Rouge & le Blanc : et de 100 !

Atypique dans l’univers de la presse spécialisée vin, le trimestriel Le Rouge & le Blanc ne vit que de l’argent de ses lecteurs. Dès sa naissance, à l’automne 1983, la couleur était ainsi annoncée : proposer une revue d’amateurs au sens étymologique du terme, indépendante d’esprit, sans publicité ni autre financement, avec le seul soutien des abonnés et des lecteurs se servant dans l’un des 110 points de vente du magazine. Près de 28 ans plus tard, Le Rouge & le Blanc publie son n° 100. Au sommaire : la Champagne de l’Aube, le domaine alsacien Zind-Humbrecht, la chronique vigneronne, et un supplément où les auteurs maison et des collaborateurs extérieurs laissent libre cours à  leur sensibilité oenophile. Nous souhaitons longue vie à cette revue élégante et originale.

www.lerougeetleblanc.com

JMP

 

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Simmat et Bercovici récidivent

On avait déjà apprécié, l’année dernière, Robert Parker – Les sept péchés capiteux, leur première « BD enquête », parue aux éditions 12 bis. Les voilà de retour avec Les caves du CAC 40 – Les dix commandements du vin. Avec la complicité du dessinateur Philippe Bercovivi, notre confrère Benoît Simmat, grand connaisseur des arcanes du monde du vin en général et du Bordelais en particulier, s’offre cette fois les Rothschild d’une part, et le trio Pinault-Arnault-Bouygues de l’autre. Pas moins. Nos trois capitaines d’industrie transformés en parvenus des grand crus avec l’aide intéressée de Rothschild roublards, certes, mais pour la bonne cause, celle de la tradition, voilà qui ne manque pas de soufre. Pinault-Arnault-Bouygues : ces grands patrons qui n’aiment le vin que comme produit de spéculation censé – en prime – nourrir leurs egos démesurés, sont dépeints ici en prédateurs sans scrupules, avides de reconnaissance de façon quasi pathologique. Qui oserait penser que c’est exagéré ? Et tant pis pour Latour, Yquem, Cheval Blanc et autre Montrose. En buveur d’eau militant, Bernard Arnault est particulièrement soigné…

Au fil des pages, apparaissent aussi, notamment, Magrez & son, Peynaud, Parker (again !) et, dans une scène indienne désopilante, notre Michel Rolland (inter)national. Cette BD se lit comme une BD, mais comme toujours avec Benoît Simmat, ça décrypte, ça sous-entend, ça amuse… et ça cogne ! A lire et à faire lire, en attendant le troisième opus de nos Goscinny et Uderzo de la chose vitivinicole.

Les caves du CAC 40 – Les dix commandements du vin, de Simmat & Bercovici, éditions 12 bis, 56 pages, 12 euros ; www.12bis.com

JMP

 

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